ÂME D’UNE COMMUNAUTÉ, COMMUNAUTÉ D’ÂMES. SPIRITUALITÉS INDIVIDUELLES ET COLLECTIVES EN NOUVELLE-FRANCE – MONTRÉAL, 13-15 OCTOBRE 2016

En collaboration avec Simon Fraser University et plusieurs ordres religieux qui ont joué un rôle fondateur dans l’histoire de Montréal, le Collectif d’Anthropologie et d’Histoire du Spirituel sous l’Ancien Régime (CAHSA) a organisé des journées d’études, qui se sont tenues les 13-15 octobre 2016 à Montréal, sur le thème de l’interaction entre le spirituel et la spiritualité en Nouvelle-France.

Des spécialistes en histoire, histoire de l’art, théologie, anthropologie, littérature, performance studies ont pu échanger durant trois jours pour explorer les rapports dialectiques entre la mystique individuelle et la religion collective.

À l’époque moderne, la dévotion catholique repose aussi bien sur l’expérience personnelle de la foi que sur sa structuration dans le cadre de la communauté des chrétiens. Dans ce contexte, il nous paraît que l’expérience individuelle de la religion relève du « spirituel », sans que toutefois celui-ci se soustraie à la spiritualité, soit aux pratiques et interactions socialisées qu’il est possible de rattacher aux écoles et traditions théologiques et mystiques. Ainsi, ces deux modes d’approche du divin – individuel et collectif – ne cessent de s’entremêler, de se répondre et de se nourrir mutuellement.

En Nouvelle-France, le contexte colonial vient accentuer la complémentarité mais aussi la tension entre ces deux registres de la vie religieuse. La perte de repères en l’absence de communautés établies par exemple, mais aussi la rencontre de l’altérité amérindienne ou les conditions particulières de la vie missionnaire participent à isoler l’individu. Parfois de manière heureuse : c’est ainsi que sont nés les héros et les héroïnes solitaires de la colonie, et dont les figures sont devenues des emblèmes pour les communautés et leur héritage. Ce double mouvement, de la singularisation de la foi et de son extension dans une collectivité, traduit l’originalité de la dynamique spirituel/spiritualité, laquelle infléchit les pratiques dévotionnelles, liturgiques, discursives ou matérielles des croyants, que nous nous sommes proposés d’explorer.

À l’approche du 375e anniversaire de la fondation de Montréal, ces journées d’étude interdisciplinaires ont été l’occasion de traiter la colonie comme un terrain d’exploration privilégié pour interroger la manière dont s’articulent les expériences personnelles et communautaires de la foi. Afin de mettre en lumière de précieux documents d’archives montréalaises, québécoises et canadiennes, nous proposons comme thème les interactions entre le spirituel et la spiritualité dans le but d’examiner la manière dont ils expriment les différentes facettes de la religion vécue dans le contexte néo-français. Comment distinguer l’influence de chacun dans les efforts de réformation et d’évangélisation de l’époque moderne ? Quelle est la place de l’individu et des particularités de son expérience religieuse au sein des ordres, congrégations, missions, églises et écoles du XVIe au XVIIIe siècle ?

COMITÉ ORGANISATEUR

Dr. Joy Palacios
Dr. Emmanuelle Friant
Dr. Claire Garnier
Ariane Généreux

COMITÉ CONSULTATIF

Dr. Nicolas Kenny, Professeur adjoint, Département d’Histoire, SFU
Dr. Jack Little, Professeur Émérite, Département d’Histoire, SFU

REMERCIEMENTS

Le CAHSA tient à remercier chaleureusement :
 Simon Fraser University, spécialement John Craig, ancien doyen de la Faculté des arts et sciences sociales
 Le département d’histoire de l’art de l’Université du Québec à Montréal, particulièrement Dominic Hardy, directeur de l’Équipe de Recherche en Histoire de l’Art au Québec (ERHAQ), vice-doyen à la recherche et à la création de la Faculté des arts.
Le Musée Marguerite-Bourgeoys et la Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours
Les Archives des Jésuites au Canada
 Le département des archives de l’Univers culturel de Saint-Sulpice
Le Musée des Hospitalières de Montréal
L’Association Internationale des Études Québécoises